Lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Washington, le vice-président américain JD Vance a réitéré un message clair : l’engagement militaire massif des États-Unis en Europe ne peut être justifié auprès des contribuables américains si les pays européens persistent dans des dérives liberticides. Il a averti que la solidité de l’alliance transatlantique dépendrait désormais du respect des valeurs fondamentales de la civilisation occidentale, notamment la liberté d’expression et la démocratie.
Une alliance militaire remise en question
JD Vance a souligné un point crucial : la défense de l’Europe repose en grande partie sur le financement militaire américain. « L’armée américaine stationnée en Allemagne est largement financée par les contribuables américains », a-t-il rappelé. Or, il devient de plus en plus difficile de justifier ces dépenses si les gouvernements européens adoptent des pratiques jugées autoritaires, comme la répression des opinions dissidentes.
Prenant l’exemple de l’Allemagne, il a dénoncé le fait que des citoyens puissent être poursuivis pour des opinions exprimées sur les réseaux sociaux : « Pensez-y : la défense de l’Allemagne est entièrement subventionnée par les contribuables américains. Il y a des milliers de soldats américains en Allemagne aujourd’hui. Croyez-vous que les Américains accepteront cela si vous commencez à emprisonner des gens pour un simple tweet jugé offensant ? Bien sûr que non. »
JD Vance a accentué ses critiques sur la gestion du débat démocratique en Allemagne. Il a mis en lumière le rejet systématique de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) par l’ensemble des partis traditionnels, qui refusent toute coopération avec ce parti populiste malgré le soutien croissant qu’il reçoit dans les urnes. Selon lui, cette mise à l’écart des électeurs constitue une atteinte aux principes démocratiques fondamentaux : « Si vous avez tellement peur de votre propre peuple que vous cherchez à le faire taire et à le museler, alors vous ne défendez pas la démocratie. Il n’y a alors plus de civilisation commune avec les États-Unis. »
Immigration massive : un divorce idéologique avec Washington
L’un des points les plus clivants entre l’Europe et l’administration Trump, selon Vance, est la gestion de l’immigration. Il a dénoncé l’attitude des élites européennes qui, selon lui, imposent une politique migratoire massive contre la volonté de leurs peuples : « La plus grande menace en Europe, c’est que les dirigeants occidentaux ont décidé d’imposer à leurs nations des millions de migrants non contrôlés. Nous ne pourrons pas reconstruire la civilisation occidentale si nous continuons sur cette voie. »
En opposition avec les politiques d’ouverture des frontières prônées par l’administration Biden, JD Vance a invité les dirigeants européens à s’adapter à la nouvelle ère Trump, qui met l’accent sur le contrôle des frontières et la préservation des libertés fondamentales.
Avec ce discours offensif, le vice-président américain marque une rupture claire entre Washington et les élites européennes, annonçant un possible réalignement des relations transatlantiques sur la base d’un respect mutuel des valeurs démocratiques et de la souveraineté des nations.
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