Depuis le début du mois de février, la crise des airbags défectueux, notamment ceux fabriqués par l’équipementier japonais Takata, a pris une ampleur préoccupante en France. Plusieurs constructeurs automobiles ont intensifié leurs campagnes de rappel, allant jusqu’à ordonner l’immobilisation immédiate de centaines de milliers de véhicules pour des raisons de sécurité.
Des rappels en série et des immobilisations immédiates
Le 17 février 2025, Citroën a demandé à plus de 230 000 propriétaires de modèles C3 et DS3, produits entre 2008 et 2013, de cesser immédiatement d’utiliser leur véhicule. Cette décision fait suite à la découverte d’une « dégradation accélérée » des airbags Takata lors d’une inspection récente. Les propriétaires sont invités à contacter un réparateur agréé pour procéder au remplacement gratuit des airbags défectueux.
Le groupe Volkswagen a également intensifié ses mesures de sécurité. Depuis le 14 février 2025, le constructeur a imposé un « stop drive » pour environ 250 000 véhicules en France, incluant plusieurs modèles d’Audi, Fox, Up, Crafter et Polo fabriqués entre 2006 et 2013. Les propriétaires de ces véhicules sont priés de ne plus les utiliser jusqu’à ce que les airbags défectueux soient remplacés.
Des millions de véhicules encore en circulation
Malgré les campagnes de rappel en cours, le ministère des Transports estime que plus de 2,3 millions de véhicules équipés d’airbags Takata défectueux circulent encore en France. Cette situation est alarmante, car ces airbags peuvent, en cas de déploiement, projeter des fragments métalliques, entraînant des blessures graves, voire mortelles. Les autorités encouragent vivement les propriétaires de véhicules construits entre 1998 et 2019 à vérifier si leur automobile est concernée en consultant le site du constructeur ou en contactant un concessionnaire agréé.
Pour renforcer l’efficacité des rappels, une nouvelle mesure a été mise en place depuis le 15 février 2025. Les centres de contrôle technique sont désormais tenus de mentionner sur le procès-verbal si le véhicule contrôlé est concerné par une campagne de rappel liée aux airbags Takata. Cette initiative vise à sensibiliser davantage les propriétaires lors des visites périodiques et à les inciter à effectuer les réparations nécessaires sans délai.
Des mesures à prendre pour les propriétaires
Si votre véhicule est potentiellement affecté, il est essentiel de vérifier le numéro d’identification du véhicule (VIN), qui se trouve sur la carte grise, le tableau de bord côté conducteur ou le carnet d’entretien. Contacter le constructeur ou un réparateur agréé permet de confirmer si le véhicule est concerné par un rappel et de planifier, si nécessaire, le remplacement de l’airbag défectueux. Il est crucial de suivre les recommandations officielles, notamment en ce qui concerne l’immobilisation du véhicule si cela est exigé.
Le remplacement des airbags défectueux est généralement gratuit et pris en charge par le constructeur. Il est impératif pour les propriétaires de rester vigilants et de prendre les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité et celle de leurs passagers.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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