Renoncement aux soins, dépenses imprévues, précarité médicale : en 2025, la santé n’est plus un droit garanti, mais une source croissante d’inquiétude financière pour des millions de Français. Un sondage exclusif réalisé par Yomoni auprès de 4 101 personnes révèle une situation préoccupante, où le coût des soins pèse de plus en plus lourdement sur les ménages. Analyse.
Santé : une charge devenue trop lourde pour plus d’un Français sur deux
Selon l’étude, 57 % des Français estiment aujourd’hui que « rester en bonne santé est un luxe ». Ce chiffre, en soi, suffit à illustrer le fossé qui se creuse entre les ambitions d’un système de santé universel et la réalité vécue sur le terrain. Près de 4 personnes sur 10 considèrent même que le coût des soins constitue un « vrai problème », tandis que 18 % le perçoivent comme une contrainte de gestion budgétaire.
À l’inverse, seulement 15 % des personnes interrogées affirment que la santé n’a jamais été une contrainte financière pour elles.
Le renoncement aux soins : une réalité pour un tiers de la population
Plus alarmant encore, 28 % des sondés reconnaissent avoir déjà dû renoncer à des soins médicaux faute de moyens, dont 12 % à plusieurs reprises. Un chiffre inquiétant, révélateur de la dégradation de l’accès aux soins dans une société où l’inflation touche aussi bien les consultations médicales que les médicaments ou les dépassements d’honoraires.
Les dépenses de santé non anticipées représentent un risque majeur. 37 % des Français puisent dans leur épargne pour les couvrir, tandis que 19 % se tournent vers un crédit ou une aide extérieure, et 17 % repoussent ou fractionnent les paiements. Mais 27 % déclarent ne rien pouvoir faire en cas d’urgence médicale, par manque de ressources. Un quart des Français se retrouvent donc exposés, sans filet, dans un système de santé à bout de souffle.
Une exigence : des soins accessibles pour tous
Face à ces constats, 79 % des Français réclament des soins moins chers et plus accessibles. Ils ne sont que 11 % à plaider pour une meilleure mutuelle, et à peine 7 % à miser sur une planification budgétaire anticipée. Le message est clair : ce n’est pas une question d’optimisation individuelle, mais un appel à la transformation systémique de l’offre de soins.
Le paradoxe est frappant : 45 % des répondants seraient prêts à débourser plus de 20 000 € pour garantir une vie plus longue et en bonne santé. Ce chiffre témoigne à la fois de l’importance que les Français accordent à leur santé… et de l’ampleur de l’inégalité d’accès à cet « investissement vital ».
Interrogés sur leurs priorités s’ils disposaient de plus de moyens, 46 % des Français choisiraient une meilleure mutuelle, 27 % des consultations plus fréquentes, et 16 % une alimentation plus saine. Autant de signes que la santé est perçue comme un bien global, intégrant prévention, remboursement et hygiène de vie.
En résumé :
- 57 % considèrent que la santé est devenue un luxe ;
- 28 % ont déjà renoncé à des soins par manque de budget ;
- 27 % ne peuvent pas faire face à une dépense médicale imprévue ;
- 79 % veulent des soins moins chers ;
- 45 % seraient prêts à payer plus de 20 000 € pour mieux vivre et plus longtemps.
Face à ces chiffres, l’inquiétude grandit autour d’un possible effondrement de l’égalité d’accès aux soins. Alors que le système de santé français se voulait l’un des plus justes et protecteurs du monde, les données montrent une réalité bien différente, où les fractures sociales se doublent de fractures sanitaires.
L’urgence n’est plus seulement médicale, elle est aussi politique.
🧾 Méthodologie : Sondage réalisé en mars 2025 auprès de 4 101 personnes âgées de 18 ans et plus, résidant en France, via le panel BuzzPress. Données pondérées selon les critères de représentativité INSEE.
Crédit photo : Pixabay (cc)
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4 réponses à “Santé : Pour une majorité de Français, se soigner devient un luxe”
On partage nos hôpitaux avec le reste du tiers monde, faut pas s’étonner. Notre pays est d’une générosité exceptionnelle avec les étrangers. Peu de français savent ce qu’est l’AFVS, ce « pécule » qui permet à un retraité étranger de vivre comme un nabab au bled s’il souhaite y retourner pour finir sa vie. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F36192
8.630 euros par ans, C’est plus que ce qui est versé à la plupart de nos agriculteurs retraités.
mon médecin traitant ne donne rendez vous que 2 ou 3 semaines après contact téléphonique; que faire en cas d’urgence?
Demat an holl, le conseil pertinent serait de mettre en concurrence les mutuelles et de renégocier chaque année son contrat santé ; d’ailleurs, nous aux Patriotes, nous voulons mettre en priorité le rôle primordial du médecin traitant ; c’est nous le patient qui décidons pour notre santé, pas l’assurance maladie qui nous envoie des recommandations à se faire des tests et à se vacciner avec des rappels pour nous faire peur (qui gouverne avec la peur contrôle et trace mieux son peuple et je ne me vaccine plus et suis, depuis cinq ans, en meilleure santé à part une tumeur génétique à l’estomac et je fais du sport : vélo, marche, cani-cross et cani VTT ) ; voilà la chanson du weekend pour aller danser : Etienne DAHO – Rendez-vous à Védra – Clip officiel ; https://www.youtube.com/watch?v=huXzJvtIA_Y. kénavo.
« L’exemple étant la première des vertus » Je me permets de donner le mien. J’ai changé d’alimentation il y a 50 années et depuis je n’ai pas, une seule fois, vu un médicastre pour ma santé ! Alors oui, tout le monde veut une santé parfaite, mais tout le monde, c’est le moins que l’on puisse dire, n’est pas prêt à se responsabiliser, à prendre en main cette fichue santé ! On veut profiter de la vie, bâfrer sans se poser des questions et, quand la machine organique rechigne, pouvoir faire comme avec sa bagnole, l’amener au mécano qui doit la rendre en état. Malheureusement cela ne se passe pas comme cela, mais il faut croire que vivre malade sans effort est plus jouissif que de vivre sain avec effort ! Manger sain est cher ? Pas vraiment, si on fait ce qu’il faut. Mais là aussi problème, on ne sait pas comment faire et manger simple n’est plus à la mode aujourd’hui. Et puis merde, je ne vais quand même pas me pourrir la vie en refusant les « plaisirs » de la grande bouffe !ET puis, pour terminer, il faut bien mourir un jour ! C’est vrai, mais ce serait bien de le faire en silence …