A l’heure où il est question d’utilisation de l’argent public au niveau européen, une nouvelle analyse met en lumière une réalité peu reluisante : depuis 2014, au moins 62,4 millions d’euros de fonds européens ont été directement alloués à des ONG politiquement actives opérant en Hongrie. Un chiffre considérable, équivalant à près de 25 milliards de forints hongrois, révélé par le journaliste Zoltán Kovács à partir des propres bases de données de l’Union européenne. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.
💶 Brussels’ black box: €62 million in EU funding to politically active NGOs in Hungary
🇪🇺 When it comes to transparency, the @EU_Commission preaches far more than it practices. A newly released analysis has revealed that since 2014, politically active NGOs operating in… pic.twitter.com/vdf7WjVrgB
— Zoltan Kovacs (@zoltanspox) April 2, 2025
Un système de financement volontairement opaque
L’enquête s’appuie sur les deux principaux outils de suivi des subventions européennes : le Funding & Tenders Portal (FTP) et le Financial Transparency System (FTS). Officiellement, ces plateformes sont censées garantir la transparence des financements européens. Mais dans les faits, elles sont truffées d’incohérences, de données manquantes, et ne permettent aucun suivi précis des flux financiers entre bénéficiaires.
Il est par exemple impossible de savoir si des fonds perçus par une ONG sont ensuite redistribués discrètement à une autre, ou si certaines subventions échappent complètement à l’enregistrement public. Un fonctionnement qui rappelle étrangement celui des systèmes d’influence étrangers bien rodés, comme l’agence américaine USAID.
Le programme CERV dans le viseur
Au cœur de cette affaire, le programme Citizens, Equality, Rights and Values (CERV). Officiellement destiné à promouvoir les droits fondamentaux et la société civile en Europe, il est aujourd’hui accusé de dérive idéologique et de financement partisan. Rien qu’en Hongrie, près de 13 millions d’euros ont été versés, ces deux dernières années, à des ONG opposées au gouvernement démocratiquement élu de Viktor Orbán.
Le cas de la Central European University (CEU) est emblématique : cette institution, fondée par le milliardaire George Soros, a reçu plus de 50 millions d’euros, principalement via des projets de recherche. Mais même en excluant la CEU, 12,2 millions d’euros ont tout de même été octroyés à des organisations aux positions ouvertement militantes.
Des ONG contre les peuples ?
La question n’est plus simplement financière. Elle est politique. En continuant à financer, sans contrôle parlementaire national, des structures ouvertement critiques de certains gouvernements européens, l’Union européenne semble franchir la ligne rouge entre soutien à la société civile et interférence idéologique.
Comme le souligne Kovács, les citoyens hongrois — et par extension européens — sont contraints de financer un système opaque, dont les bénéficiaires peuvent parfois s’opposer frontalement à leurs propres intérêts et à leurs représentants élus.
L’Europe, nouveau terrain de jeu pour l’« USAID à la sauce Bruxelles » ?
Les similitudes entre le programme CERV et l’agence américaine USAID ne manquent pas : absence de contrôle démocratique, conditions idéologiques dans l’octroi des subventions, concentration des aides sur des cercles militants restreints. Dans le cas américain, ces dérives ont été publiquement dénoncées. En Europe, elles restent encore sous le tapis — pour combien de temps ?
Alors que la Commission européenne multiplie les leçons de morale en matière de démocratie et d’état de droit, elle refuse toujours d’appliquer à elle-même les principes de transparence qu’elle exige des États membres.
Si l’objectif affiché de CERV est de promouvoir les valeurs de l’Union, la réalité de son fonctionnement alimente au contraire le soupçon d’un usage politique des fonds publics européens, à l’abri du regard des citoyens.
Sans transparence intégrale, sans neutralité idéologique, et sans contrôle parlementaire dans les États membres, il est légitime de se demander si CERV n’est pas déjà devenu le cheval de Troie d’une ingérence progressiste orchestrée depuis Bruxelles.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Bruxelles et l’Union Européenne sous influence ? 62 millions d’euros de fonds européens distribués à des ONG politisées en Hongrie”
Les ONG sont, en grande partie, la plus belle arnaque pour dilapider l’argent public, sans risques, et dans l’opacité la plus totale…..des millions qui s’envolent mais chut ! il vaut mieux inquiéter Marine Le Pen et le RN sous prétexte d’une justice neutre et exemplaire….