Donald Trump a de nouveau montré les dents face à la Chine communiste, intensifiant une confrontation géopolitique qui ne cesse de croître depuis son retour à la Maison-Blanche. À travers une série de déclarations et de mesures, le président américain a articulé une doctrine dure, mêlant guerre commerciale, lutte contre la drogue et défense des intérêts stratégiques des États-Unis.
Un « faux scoop » démenti : pas de plans militaires partagés avec Musk
Le 21 mars, une rumeur lancée par le New York Times affirmait que le PDG de Tesla, Elon Musk, aurait été destinataire d’un briefing confidentiel sur des plans militaires américains en cas de guerre avec la Chine. Présent au Pentagone pour une réunion sur la rationalisation des dépenses publiques (projet DOGE), le milliardaire a catégoriquement nié, tout comme le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et Donald Trump lui-même, qui a qualifié l’article de « fake news ».
Trump a précisé qu’aucune information sensible n’avait été partagée, évoquant les liens d’affaires importants entre Musk et la Chine comme un obstacle potentiel à la confidentialité. « Elon est un patriote, mais il a des usines en Chine. On ne montre pas nos plans de guerre à un homme d’affaires, aussi brillant soit-il », a-t-il tranché.
Le fentanyl : nouvelle arme silencieuse de Pékin ?
L’une des lignes de fracture majeures entre Washington et Pékin reste la crise du fentanyl. Cette drogue de synthèse, 50 fois plus puissante que l’héroïne, tue aujourd’hui plus de 200 Américains par jour. En 2023, on a recensé environ 75 000 morts par overdose liées au fentanyl aux États-Unis. Pour Trump, le coupable est clair : la Chine.
La majorité des précurseurs chimiques servant à fabriquer cette substance proviennent de laboratoires chinois, avant d’être envoyés au Mexique, puis introduits clandestinement aux États-Unis. Pékin nie toute responsabilité, qualifiant la crise d’« affaire intérieure américaine ». Mais certains observateurs indiquent que Xi Jinping utiliserait la crise du fentanyl comme instrument de revanche géopolitique, dans la continuité du ressentiment historique lié aux guerres de l’opium.
Guerre économique : retour aux tarifs douaniers massifs
Dans ce contexte de tensions, Donald Trump a réactivé son arsenal commercial. Le 1er février 2025, il a signé un décret imposant 10 % de droits de douane supplémentaires sur les produits chinois, et 25 % sur ceux du Mexique et du Canada, invoquant l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). L’objectif : stopper les flux de drogues illicites et d’immigration clandestine, mais aussi rééquilibrer la balance commerciale avec des pays jugés trop dépendants du marché américain.
Trump a annoncé que le 2 avril marquerait le « jour de la libération économique » des États-Unis. Ce jour-là, des tarifs réciproques devaient être imposés à tous les partenaires commerciaux ne respectant pas leurs engagements, notamment en matière de lutte contre le trafic de drogue.
La confrontation dépasse les seuls champs commercial et sanitaire. Xi Jinping, à la tête de la Chine depuis 2013, poursuit une stratégie de puissance inspirée par le « siècle d’humiliation » infligé par l’Occident à la Chine au XIXe siècle. La reconquête de Hong Kong, de Macao et à terme de Taïwan s’inscrit dans ce projet de « renaissance nationale ».
Sous couvert de l’initiative « la Ceinture et la Route », la Chine investit massivement à l’étranger, obtenant le contrôle de ports et de ressources naturelles stratégiques. Cette politique d’expansion inquiète profondément Washington, qui voit en la Chine un rival systémique et un agent de diffusion du communisme.
Selon plusieurs analystes, Pékin est désormais engagé dans une confrontation inévitable avec les États-Unis. «
L’Amérique réagit : frontières, souveraineté, leadership
Trump, fidèle à son slogan « America First », entend faire des États-Unis un mur contre les menaces extérieures : trafic de drogue, espionnage économique, immigration illégale, expansionnisme chinois. Il accuse l’administration Biden d’avoir laissé se développer la plus grave crise migratoire de l’histoire du pays, avec plus de 10 millions d’entrées illégales en quatre ans.
Selon le président, les migrants illégaux, les cartels et les trafiquants « mettent en péril l’équilibre social, économique et sanitaire » des États-Unis. « La sécurité nationale commence aux frontières », a-t-il martelé, tout en assurant vouloir établir un nouvel ordre commercial mondial, équilibré et respectueux des intérêts américains.
Un sommet entre les deux dirigeants pourrait avoir lieu en juin, mais peu d’observateurs misent sur une réelle désescalade. Même si Pékin venait à faire quelques concessions sur les précurseurs du fentanyl ou sur les droits de douane, les lignes idéologiques semblent aujourd’hui trop éloignées.
Pour Trump, la Chine représente une menace stratégique, un adversaire économique et un rival civilisationnel. Pour Xi Jinping, les États-Unis incarnent l’obstacle majeur à l’expansion d’un nouvel ordre mondial placé sous la bannière rouge. Une guerre ouverte n’est pas imminente, mais la guerre d’influence, elle, est déjà bien engagée. Et le XXIe siècle pourrait bien se jouer sur cet axe sino-américain en tension.
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Une réponse à “Trump hausse le ton contre la Chine : guerre commerciale, crise du fentanyl et tensions stratégiques au sommet”
Il faut bien comprendre une chose tres simple : La Chine était, est, et sera toujours l’ennemie de l’Occident incluant bien entendu les USA.
Tout autant, faut-il rappeler ses prétentions saupoudrée de boulimie quant à l’extenssion de ses frontières et son appetit vorace à envahir tout teritoire mal protégé, expenssion debutee avec les iles Paracels face au Vietnam, il y a non loin 50 ans de cela, et ça continue chaque jour un peu plus…