Le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez vient de franchir un cap historique en accordant à la Catalogne des pouvoirs inédits en matière d’immigration et de contrôle des frontières. Un accord passé le 3 mars avec le parti indépendantiste Junts per Catalunya permet désormais au gouvernement régional catalan de gérer le traitement des demandes de résidence et de travail, d’administrer les Centres d’Internement pour Étrangers (CIE) et même de superviser certaines expulsions.
Cette décision, qui délègue à la Catalogne des compétences normalement réservées à l’État central, relance le débat sur l’unité de l’Espagne et donne aux indépendantistes une victoire politique majeure.
Un transfert de pouvoir inédit, qui conforte les indépendantistes
Jusqu’ici, la gestion des frontières, des ports et des aéroports relevait exclusivement des forces de police nationales espagnoles, la Garde civile et la Police nationale. Avec cet accord, la police régionale catalane, les Mossos d’Esquadra, aura un rôle prépondérant dans la surveillance des frontières. Concrètement, cela signifie que le gouvernement catalan pourra non seulement contrôler l’arrivée des migrants sur son territoire, mais aussi décider des critères d’attribution des permis de travail et de séjour.
L’accord prévoit également une augmentation des effectifs des Mossos, qui devraient atteindre 26 800 agents, leur conférant une puissance opérationnelle inédite.
Une stratégie des indépendantistes qui porte ses fruits
En accordant toujours plus de pouvoir à la Catalogne, le gouvernement de Pedro Sánchez semble céder à toutes les exigences des séparatistes en échange de leur soutien parlementaire. Après avoir obtenu l’effacement d’une dette de 17 milliards d’euros, le transfert de la gestion de la fiscalité et maintenant du contrôle des flux migratoires, la prochaine étape de Junts per Catalunya est limpide :
- Obtenir une justice indépendante, détachée du système espagnol.
- Organiser un référendum d’autodétermination négocié avec Madrid.
L’indépendantisme catalan avance ainsi par la voie institutionnelle, compensant l’échec du référendum de 2017 par des concessions successives de l’État central, affaibli par un gouvernement socialiste prêt à tout pour se maintenir au pouvoir.
Ce transfert de compétences pourrait ouvrir la voie à d’autres revendications autonomistes en Espagne, notamment au Pays basque. Historiquement, la communauté basque possède déjà un régime fiscal spécifique, et ce nouvel accord avec la Catalogne pourrait intéresser les indépendantistes de l’Euskadi.
A voir désormais ce que les Catalans feront de cette autonomie élargie. Vont-ils ouvrir grand les frontières à l’immigration, comme c’est le cas depuis plusieurs années, au risque au final de faire disparaitre, ethniquement et culturellement, la Catalogne, ou bien permettront-ils à la nation catalane de vivre de manière autonome, enracinée, aux côtés de l’Espagne, et des Européens ?
Illustration : DR
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2 réponses à “La Catalogne désormais maîtresse de ses frontières : un pas de plus vers l’autonomie totale ?”
Plus il y aura d’états plus ou moins microscopiques mieux ce sera pour les hordes sataniques que l’Amérique puritaine donc protestante a pondu comme la Trilatérale Mondiale, les 72…les inventions des pervers sataniques Soros, Schwab…et bien d’autres…cette Démocrassouille diabolique que…le Royaume de France a aidé à s’émanciper au point de se ruiner à mort dont le vrai dieu est MONNEY only MONNEY (cela fait penser à Monnet Jean le saint homme de la pourriture européenne!).
Délire complotiste.
Que les puissants soient des psychopathes et qu’ils se réunissent autour d’intérêts communs, c’est entendu.
Mais ils peuvent être positivement, dans les deux sens, fou (un De Gaulle par exemple ne rassurait vraiment pas ses futurs alliés de par un certain fanatisme) et des groupes s’opposent à d’autres.
En plus d’argumentaire fallacieux. L’Amérique puritaine est une fédération d’Etats.
Sur le principe de l’Europe aux cents drapeaux de Yann Fouéré, une République fédérale européenne serait tout à fait viable.
Mais cela reste un principe, depuis 2015, les événements se sont précipités pour l’Europe et sa disparition reste son futur le plus probable, même s’il ne faut pas perdre espoir.
Reste que ce sont les soit-disants grands Etats européens, supposés nous rendre plus fort face au monde que l’autre supposée balkanisation de l’Europe qui nous amène où nous en sommes.
Le grand et fort Royaume-Uni est au bord de l’effondrement et ce n’est ni la faute des Ecossais, ni celle des Gallois, pas particulièrement du Brexit.
L’Allemagne, moteur de l’Europe et son Wir shaffen das unilatéral sera sans doute le coup fatal.
Reste la France, première colonie musulmane (les Britanniques ont le faible espoir d’avoir hindous et musulmans qui se haïssent et pourraient s’autodétruire, même si la plus forte probabilité soit qu’un de ces jours on ait un rajah d’Angleterre).
Mais il y en a encore pour mettre la responsabilité de la situation sur les gauchistes catalans ou bretons. Alors ces derniers n’ont pas beaucoup d’excuses, mais au moins en ont-ils, et surtout aucune responsabilité.