Une nouvelle polémique secoue Apple : des utilisateurs d’iPhone ont découvert que la fonction de reconnaissance vocale du smartphone affiche brièvement le mot « Trump » lorsqu’ils prononcent le mot « raciste » dans le micro. Face aux nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux, l’entreprise a reconnu le problème et assure qu’un correctif est en cours de déploiement.
Un « bug » qui fait réagir les utilisateurs
De nombreux propriétaires d’iPhone ont partagé des vidéos démontrant le phénomène : lorsqu’ils utilisent la fonction dictée vocale, le mot « Trump » apparaît fugitivement à l’écran avant d’être remplacé par le mot correct « raciste ». Le site Breitbart News a confirmé que le problème était reproductible sur plusieurs appareils.
Dans une séquence vidéo, on observe que l’anomalie ne se produit pas systématiquement, mais qu’elle survient dans trois cas sur cinq lorsqu’un utilisateur prononce « raciste ». Les journalistes de Breitbart ont également pu répliquer l’anomalie à plusieurs reprises sur leurs propres iPhones.
Apple réagit, mais ses explications laissent perplexe
Interrogée par Fox News, la firme de Cupertino a reconnu l’existence d’un problème dans le modèle de reconnaissance vocale alimentant la dictée vocale de l’iPhone. Un porte-parole d’Apple a déclaré :
« Nous sommes conscients d’un problème avec le modèle de reconnaissance vocale qui alimente la dictée, et nous déployons un correctif dès que possible. »
Apple a tenté d’expliquer que ses modèles de reconnaissance vocale peuvent parfois afficher temporairement des mots présentant des similitudes phonétiques, avant de se stabiliser sur le mot correct. Cependant, cette justification a immédiatement été mise en doute par de nombreux observateurs, tant la prononciation de « Trump » et « raciste » est éloignée.
Une nouvelle affaire qui alimente les accusations de partialité
Ce n’est pas la première fois qu’une grande entreprise technologique est accusée de biais contre Donald Trump. En septembre dernier, Breitbart News révélait qu’un utilisateur d’Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, avait posé la question : « Pourquoi devrais-je voter pour Kamala Harris ? » et avait reçu une réponse détaillée, tandis que la même question sur Trump n’avait généré aucune réponse.
Cet incident relance les accusations contre les grandes entreprises technologiques, soupçonnées d’influencer l’opinion publique et de manipuler l’information en favorisant certains courants politiques.
Si Apple corrige rapidement ce problème, la controverse soulève une question plus large sur le rôle des géants de la tech dans la modération et l’orientation des discours. Pour de nombreux Américains, cette affaire ne fait que renforcer la méfiance à l’égard des algorithmes et de leurs créateurs.
Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2025 dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine