La fièvre catarrhale ovine (FCO), souvent appelée « maladie de la langue bleue », est une pathologie virale qui affecte principalement les ovins, mais qui peut également toucher d’autres ruminants. Originaire des zones tropicales, elle est devenue une préoccupation majeure en Europe et particulièrement en France ces dernières années.
Une maladie transmise par les moucherons
La FCO est causée par un virus appartenant au genre Orbivirus, qui compte 27 sérotypes connus à travers le monde. Sa transmission repose sur la piqûre de moucherons du genre Culicoïdes. Contrairement à d’autres maladies animales, le virus ne survit pas dans l’environnement extérieur, le réservoir principal étant le sang des animaux infectés. Les ovins sont particulièrement sensibles à cette maladie, bien que les bovins et d’autres ruminants puissent aussi être touchés.
Les symptômes de la FCO varient selon les animaux. Parmi les signes généraux, on observe souvent de l’abattement, de la fièvre ou une baisse de production. D’autres symptômes, plus spécifiques, incluent une coloration bleue de la langue, des lésions dans la bouche, une salivation excessive, ainsi que des boiteries causées par des œdèmes au niveau des membres. Bien que la maladie ne soit pas transmissible à l’humain, elle engendre des perturbations importantes dans les élevages, notamment en termes de bien-être animal et de commercialisation.
Une propagation préoccupante en France
En 2024, la situation sanitaire liée à la FCO a pris une ampleur inédite en France avec l’apparition du sérotype 3 (FCO-3). Détecté pour la première fois en août 2024 dans le département du Nord, ce sérotype s’est rapidement propagé à travers 52 départements, affectant plus de 9 000 foyers d’élevages selon le bilan établi par le ministère de l’Agriculture au 26 décembre 2024.
Cette progression du sérotype 3 en France reflète une dynamique inquiétante à l’échelle européenne. Initialement détecté près d’Amsterdam en septembre 2023, le virus a atteint successivement la Belgique, l’Allemagne et le Royaume-Uni, avant de franchir la frontière française. Les déplacements d’animaux et la vaste répartition des moucherons vecteurs ont contribué à la difficulté de contenir cette maladie.
Pour freiner sa propagation, une campagne de vaccination a été mise en place. Les éleveurs des zones les plus touchées sont soumis à des protocoles sanitaires stricts, notamment des tests PCR, des désinsectisations et des obligations de vaccination pour les exportations.
La situation en Bretagne : une vigilance accrue
En Bretagne, la FCO-3 a progressivement gagné du terrain en 2024, avec des foyers identifiés dans les départements du Morbihan et de la Loire-Atlantique. Désormais, toute la région est classée en zone régulée, ce qui facilite les mouvements d’animaux à l’intérieur de cette zone, mais impose des contraintes pour les déplacements vers d’autres régions. Les éleveurs doivent se conformer à des exigences strictes, incluant des tests PCR, des désinsectisations et des vaccinations adaptées.
Pour répondre à cette crise, des vaccins comme le Bluevac 3 ont été mis à disposition par l’État. Toutefois, les éleveurs doivent assumer les coûts liés à l’acte vétérinaire et à certaines vaccinations. Parallèlement, les efforts de surveillance restent cruciaux pour limiter l’impact de la maladie hémorragique épizootique (MHE), une autre pathologie vectorielle qui progresse également dans le sud de la région.
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5 réponses à “Fièvre catarrhale ovine : quelle est la situation en Bretagne ?”
des Moucherons! personne ne se pose la question de ce qui nous est déversé par les CHEMTRAILS ! ces grandes trainées blanches qui n’en finissent pas de couvrir le ciel ! elle contiennent des substances qui donnent des maladies surtout sur la peau et voies respiratoires ! » des morgellons » mais CHUT c’est du complotisme !
Ajoutons, à l’univers concentrationnaire des animaux d’élevage, une alimentation qui défie l’entendement organique de ces bêtes et vous n’aurez plus besoin de chercher des moucherons pour innocenter la connerie humaine.
Une vieille campagnarde me confiait que jadis les bêtes malades étaient abattues ni vu ni connu et débitées et vendues aussi lorsque le dimanche je passe à Valognes ou Montebourg où des traiteurs tiennent une rôtisserie itinérante sur une place je leur demande toujours si le mouton était malade, cela les fait rire et ils me taillent des tranches de gigot dignes de Gargantua ou Grandgousier et tous les petits morceaux pour 10 €, ce département est divin.
les moucherons d’origine tropicales sont arrivés comment depuis quelques années ? Vous n’avez pas une petite idée ?
Les troupeaux de moutons sont en liberté et plein air…