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Un coup dur frappe le monde de l’édition bretonne. Coop Breizh, entreprise emblématique basée à Spézet (Finistère), s’apprête à déclarer sa cessation de paiements devant le tribunal de Brest ce jeudi. Selon les informations de France Bleu Breizh Izel, cette décision pourrait entraîner un placement en redressement judiciaire de la société, marquant un tournant critique pour cette institution culturelle, spécialisée dans la promotion de la culture bretonne à travers les livres et la musique.
Un acteur culturel majeur en difficulté
Fondée il y a 65 ans, Coop Breizh s’est imposée comme un pilier de la diffusion de la culture bretonne, notamment grâce à la distribution de livres et d’albums de musique traditionnelle. Forte d’une équipe de 17 employés, l’entreprise fait aujourd’hui face à des difficultés financières qui menacent sa pérennité. Les causes de cette crise sont multiples : l’effondrement progressif du marché musical, accentué par la transition numérique, et les conséquences de la folie autour du Covid-19, qui ont mis un coup d’arrêt brutal à l’activité de l’entreprise pendant plusieurs mois.
Les problèmes financiers de Coop Breizh ne datent pas d’hier. Déjà en 2022, la maison d’édition avait pris des mesures drastiques en supprimant trois postes et en fermant son magasin de Quimper. Il y a tout juste un an, l’entreprise avait été contrainte de stopper sa production musicale, une décision qui avait marqué la fin d’une ère pour cet acteur clé de la scène musicale bretonne. Pendant des décennies, Coop Breizh avait produit des centaines d’artistes et distribué des millions d’albums, contribuant ainsi au rayonnement de la musique bretonne bien au-delà des frontières régionales.
Des pertes financières récurrentes
Les difficultés financières de Coop Breizh se sont accumulées au fil des années. Les bilans annuels témoignent d’une situation économique fragile : -206 000 euros en 2020, -129 000 euros en 2021, -217 000 euros en 2022 et, plus récemment, -95 900 euros en 2023. Ces pertes répétées ont sérieusement érodé la trésorerie de l’entreprise, menaçant ainsi sa viabilité à long terme.
Malgré ces résultats négatifs, les responsables de Coop Breizh ont continué à se battre pour maintenir l’activité, conscients de l’importance de leur mission culturelle. Toutefois, la situation a atteint un point critique, nécessitant la déclaration de cessation de paiements.
Selon les informations recueillies par France Bleu Breizh Izel, Coop Breizh pourrait être placée en redressement judiciaire dans les jours qui viennent. Cette procédure, bien qu’inquiétante, pourrait offrir un répit à l’entreprise en lui permettant de réorganiser ses finances tout en poursuivant ses activités. Un des responsables de Coop Breizh, cité par France Bleu, se montre d’ailleurs résolu : « Malgré le contexte, c’est important de continuer à faire ce que l’on fait : sortir des nouveautés, promouvoir notre catalogue et les diffuser le plus largement possible. »
Coop Breizh n’est pas seulement une maison d’édition ou un distributeur de musique. Elle est un symbole de l’identité culturelle bretonne, un vecteur de diffusion des traditions, de la langue et de la musique bretonnes. La disparition ou la restructuration drastique de cette institution aurait un impact significatif sur la diffusion de la culture bretonne, tant en France qu’à l’étranger.
Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l’avenir de Coop Breizh. Les acteurs culturels locaux, les fournisseurs et, bien sûr, les passionnés de la culture bretonne suivront de près les évolutions de la situation. Le redressement judiciaire pourrait permettre de donner un nouveau souffle à cette entreprise, mais des solutions à plus long terme devront être envisagées pour assurer sa survie.
C’est le moment de commander des objets, livres, cd, sur le site de la coop breizh
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Coop Breizh en cessation de paiements : un choc pour l’édition bretonne”
Le site de Coop Breizh est en français, et en anglais. Y’aurait pas un oubli ? La Coop ne s’est pas remise des départs de Yann Goasdoué et de Yoran Delacour, et la prolifération des sites de zizique a tué la poule aux oeufs d’or. R.I.P.