Nantes : le souvenir du général vendéen Charette commémoré le 28 mars

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

7 350 € réunis sur 60 000 € (12 %) — il manque encore 52 650 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

60 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

27/03/2016 – 11h00 Nantes (Breizh-info.com) –Le Souvenir Chouan de Bretagne va rendre hommage au général vendéen Charette de la Contrie. Ce breton, natif de Couffé près d’Ancenis, a fait trembler la République de 1793 à 1796, lorsqu’il était à la tête des vendéens insurgés. Pris à la Chabotterie, près Saint-Sulpice le Verdon, le 23 mars 1796, il fut fusillé place Viarme à Nantes le 29 mars de la même année.

François-Athanase Charette de la Contrie, né à Couffé, près d’Ancenis, au château de la Contrie, le 21 avril 1763. Il entra dans la marine à 16 ans, servit sur la flotte pendant la guerre d’Amérique contre les Anglais et parvint au grade de lieutenant de vaisseau. Profondément opposé à la Révolution, il donna sa démission puis émigra. Il rentra cependant en France en 1792 puis se retira à la Garnache (Vendée) en son château de Fonte-Clause, où les vendéens insurgés viennent le chercher pour le mettre à leur tête. Il reprit avec eux Pornic (le 27 mars 1793) puis Machecoul (le 11 juin). Il libéra bientôt tout le pays de Retz, aux confins de la Bretagne et du Poitou, et se joignit aux autres généraux vendéens – La Rochejacquelein, Bonchamp et Lescure – pour prendre part à l’attaque sur Luçon, qui fut un échec, et aux trois victoires de Torfou, Montaigu et Saint-Fulgent en septembre 1793. Autour des villes de Pornic, Légé et Machecoul qui étaient au centre de son territoire, il mit en place une organisation civile, administrative, militaire, financière solide. A Belleville sur Vie, il installa ses quartiers généraux et une cour se forma autour de lui.

Sa résistance conduisit la République à peine sortie de la Terreur à signer avec lui la paix de la Jaunaye à Saint-Sébastien sur Loire le 17 février 1795. La liberté des cultes et l’exemption du service militaire pour les jeunes gens du secteur libéré par les insurgés vendéens étaient accordées, des indemnités étaient promises aux paysans ruinés par la guerre, et une garde de 2000 hommes, noyau d’une future armée royaliste en cas de reprise des hostilités, était formée sous le commandement de Charette pour le maintien de l’ordre. Il fit quelques jours plus tard une entrée triomphale à Nantes, aux côtés de ses officiers et du général Canclaux. La population l’acclama en pensant que la guerre civile était finie. Nantes étant restée républicaine dans un pays presque entièrement hostile, la ville, isolée et enfermée dans ses murs était étranglée. Le commerce international, empêché par l’activité des flottes anglaises. La paix signée, les affaires allaient pouvoir reprendre.

Cependant, quatre mois à peine plus tard, le 26 juin 1795, Charette rompit la trêve et annonça l’avénement de Louis XVIII. Des secours importants, en or, munitions et artillerie, lui étaient promis par Louis XVIII. Une flotte anglaise, commandée par le futur Charles X, était déjà à Yeu, avec 2500 hommes et beaucoup de matériel, et devait débarquer en Vendée. Cependant, l’indécision de Charles X et des anglais, que Charette attendit pendant deux mois, laissa le temps aux républicains de s’organiser et d’empêcher le débarquement. Pressé par les généraux Hoche et Travot, son armée s’amoindrissait peu à peu. Et ce n’est qu’entouré de quelques hommes qu’il finit par être enfermé dans un bois et fait prisonnier près de Saint-Sulpice sur Verdon le 23 mars 1796. Conduit à Angers le lendemain, il y est interrrogé par les républicains, qui ne croient pas qu’ils auraient pu le prendre vivant un jour. Charette leur répondit : « Ma religion, monsieur, m’interdit le suicide. Je ne tarderai pas, d’ailleurs, à vous montrer que je ne crains pas la mort ». Six jours plus tard, il tomba sous les balles des assassins révolutionnaires comme il avait vécu : avec intrépidité.

Voici le programme de la journée organisée par le Souvenir Chouan de Bretagne

LUNDI 28 MARS 2016:

– 10 H 30, messe en l’église Saint Clément de Nantes dont le Curé, l’abbé Yves Chéreau nous avait déjà reçu en 2006 et en 1996 à Saint Similien dont il était alors le Curé.

– 11 H 45, fleurissement du pavé croisé, marquant l’emplacement du Chevalier lors de sa mise à mort.

– 12 H 30 déjeuner à La Taverne du Château,

– 14 H 30, visite au Bouffay et à l’église Sainte Croix (visuel et auditif).

Départ pour le site où se trouvait le charnier où fut jeté Charette, dans les anciennes carrières de Gigant.

Possibilité d’autres lieux selon l’horaire.

Une journée instructive et d’évocation, 220 ans après, à un jour près !

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Les commentaires sont fermés.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Rugby, Sport

Challenge Cup 2026-2027 : nouveau format, nouveau bonus, ce qui attend le RC Vannes

Culture & Patrimoine, Histoire

Eté 1914, la bande dessinée qui rend hommage aux vainqueurs de la bataille de la Marne.

Santé

Cannabis : l’effet relaxant serait en grande partie un effet placebo

Economie, Environnement

Coquilles Saint-Jacques : un niveau record attendu en baie de Saint-Brieuc

Environnement, LA BAULE, Pornic, Pornichet

Le Pouliguen : Norbert Samama sait défendre ses villas

A La Une, Sociétal

Laïcité : 53 % des Français opposés au voile dans la rue, 62 % des moins de 25 ans y sont favorables

Economie

Sautron : la chambre régionale des comptes salue une gestion exemplaire mais pointe des finances qui se resserrent

Santé

Régime pauvre en glucides : pourquoi le cholestérol flambe chez certains et pas chez d’autres

Auto-Moto

Échec au permis : comment bien préparer son repassage et éviter les erreurs

megot_tabac

Santé

Tabac : les députés votent en commission l’interdiction de vente aux personnes nées à partir de 2009

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Rugby, Sport

Challenge Cup 2026-2027 : nouveau format, nouveau bonus, ce qui attend le RC Vannes

Découvrir l'article

Economie, Environnement

Coquilles Saint-Jacques : un niveau record attendu en baie de Saint-Brieuc

Découvrir l'article

Environnement

Risque d’inondation : les Bretons moins préparés que la moyenne des Français

Découvrir l'article

A La Une, NANTES

Nantes : 6 millions d’euros pour raccorder à l’eau potable des bidonvilles censés disparaître

Découvrir l'article

Environnement

Saint-Malo, Guérande, Versailles, Lascaux : 20 sites du patrimoine français face au changement climatique

Découvrir l'article

Environnement

Coquille Saint-Jacques : la baie de Saint-Brieuc se prépare à rouvrir la saison

Découvrir l'article

Economie

Défaillances d’entreprises : la Bretagne et les Pays de la Loire en lanterne rouge cet été

Découvrir l'article

Santé

Cap Sizun : la chambre régionale des comptes épingle la gestion des 3 Ehpad intercommunaux

Découvrir l'article

Environnement

Inondations en Bretagne : comment préparer son logement et que faire après la crue ?

Découvrir l'article

Economie, RENNES

Aéroport de Rennes : easyJet ouvre des lignes vers Milan et Londres-Luton en 2027

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.